Questions fréquentes sur l’hypnose

Questions fréquentes sur l’hypnose et l’hypnothérapie

Est-ce qu'on dort en hypnose ?

Non… ou alors c'est que vous étiez très fatigué et que le simple fait de vous installer confortablement vous a fait dormir.

Blague à part, non, on ne dort pas en hypnose. L'attention est généralement davantage focalisée sur certains éléments de l'expérience : les paroles du praticien, des sensations, des pensées ou des images mentales. Pendant ce temps, le corps peut naturellement se détendre, parfois profondément.

Mais l'hypnose ne nécessite pas d'être allongé ni même d'avoir les yeux fermés. Elle peut se pratiquer debout, assis, en marchant, les yeux ouverts ou fermés, en dessinant… L'important est surtout de trouver la manière la plus confortable et la plus adaptée à la personne.

Est-ce que je vais faire des trucs insensés comme faire la poule ? Ou vous dévoiler mes secrets les plus intimes ?

Non, rien de tout cela… sauf si vous décidez de le faire !

L'état d'hypnose ne vous prive ni de vos valeurs, ni de votre jugement, ni de votre capacité à refuser. Une suggestion n'est pas un ordre auquel vous seriez obligé d'obéir. Si quelque chose vous déplaît, vous met mal à l'aise ou va à l'encontre de ce que vous souhaitez, vous pouvez tout simplement ne pas le faire, le dire ou interrompre l'expérience.

L'hypnose peut favoriser une certaine désinhibition, c'est-à-dire moins de retenue, ce qui contribue d'ailleurs au côté spectaculaire de l'hypnose de scène. Mais elle ne transforme pas une personne en marionnette dépourvue de volonté.

Dans le cadre thérapeutique, le travail se fait avec votre accord, dans le respect de vos limites et de vos valeurs.

Donc rien à craindre : pas de poule ni de secrets dévoilés contre votre volonté.

Est-ce que c'est magique ?

Vu les résultats parfois surprenants que l'on peut obtenir avec l'hypnose, on pourrait être tenté de le croire… mais non, rien de magique.

L'hypnose est un outil qui peut faciliter certains changements, mais elle ne constitue pas une baguette magique et le résultat ne dépend pas d'une formule particulière ou d'un « don » du praticien.

La motivation de la personne, son objectif, le contexte, la relation avec le thérapeute et le moment auquel intervient l'accompagnement peuvent notamment influencer le travail réalisé.

Le changement reste avant tout le résultat d'un processus auquel la personne participe pleinement.

Combien de temps faut-il pour voir les résultats ?

Il n'y a pas de norme. Certains changements peuvent être ressentis rapidement, parfois pendant ou juste après une séance, tandis que d'autres apparaissent progressivement dans les jours ou les semaines qui suivent.

Cela dépend notamment de la personne, de son objectif, de sa situation et des différents éléments qui peuvent être associés à la problématique travaillée.

Par exemple, lorsque l'objectif concerne le sommeil, il peut être nécessaire de travailler également sur le stress, les pensées qui continuent à tourner au moment du coucher ou certaines habitudes qui entretiennent les difficultés d'endormissement.

Il arrive aussi qu'un changement soit discret au départ. Certaines personnes constatent seulement après quelque temps qu'elles réagissent différemment à une situation qui auparavant leur posait problème.

Enfin, l'hypnose n'offre pas de garantie de résultat. Si l'objectif n'est pas atteint ou seulement partiellement, cela ne signifie pas nécessairement que rien ne s'est passé. Cela peut simplement indiquer que le travail doit être poursuivi, adapté ou éventuellement orienté vers une autre approche.

Comme dans beaucoup d'apprentissages, le changement peut parfois demander du temps.

L'hypnose est-elle dangereuse ?

L'hypnose est généralement considérée comme une pratique à faible risque lorsqu'elle est utilisée de manière adaptée et dans un cadre respectueux de la personne.

Des phénomènes proches de l'absorption que l'on retrouve en hypnose peuvent d'ailleurs survenir spontanément dans la vie quotidienne : lorsque l'on est plongé dans un livre ou un film, absorbé par une activité ou simplement « dans la lune ».

Cela ne signifie cependant pas que l'hypnose soit anodine dans toutes les situations. Le praticien doit connaître les limites de sa pratique, respecter son champ de compétence et orienter la personne vers un professionnel de santé lorsque sa situation le nécessite.

Personnellement, je suis adhérent au Syndicat National des Hypnothérapeutes et signataire de son code éthique et de sa charte de bonnes pratiques.

Peut-on rester coincé en transe ? Ne pas se réveiller ?

Non. D'abord parce que l'état hypnotique n'est pas un sommeil dont il faudrait véritablement « se réveiller ».

À la fin d'une séance, le praticien accompagne généralement le retour à un état d'attention habituel. Mais même sans intervention particulière, l'état hypnotique évolue naturellement et la personne retrouve spontanément son fonctionnement ordinaire.

Un peu comme lorsque vous êtes profondément absorbé dans un livre, un film ou une rêverie et que votre attention finit naturellement par revenir à ce qui vous entoure.

Il n'y a donc pas de risque de rester « coincé » en hypnose.

Quelles sont les contre-indications à l'hypnose ?

Il existe peu de contre-indications absolues à l'hypnose, mais certaines situations nécessitent des précautions particulières et parfois l'avis ou l'accompagnement d'un professionnel de santé.

C'est notamment le cas de certains troubles psychiatriques sévères, en particulier lorsqu'ils sont décompensés ou accompagnés de symptômes psychotiques. Certaines pathologies neurologiques peuvent également nécessiter des précautions particulières.

Dans ces situations, j'évalue si l'accompagnement entre dans mon champ de compétence et, lorsque cela est nécessaire, j'oriente la personne vers son médecin ou vers un professionnel de santé adapté.

L'hypnothérapie ne se substitue pas à un suivi médical ou psychiatrique lorsqu'il est nécessaire.

Vous ne faites que de l'hypnose ?

Non. Je m'adapte à vos besoins, à votre demande et à ce qui se passe au cours de la séance afin de déterminer la stratégie qui me paraît la plus pertinente.

L'hypnose conversationnelle occupe une place importante dans ma pratique. Selon les besoins, je peux également utiliser une hypnose plus formelle ainsi que d'autres outils, notamment issus de la programmation neuro-linguistique (PNL), ou encore le dessin et le jeu, particulièrement avec les enfants.

Ces différents outils ne sont pas utilisés systématiquement : ils le sont lorsqu'ils me paraissent utiles pour faciliter le travail et mobiliser vos ressources.

Chaque personne est différente et chaque séance l'est également. Le travail se construit donc avec vous, en fonction de votre objectif et de votre évolution au cours de l'accompagnement.

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